Wimbledon – Les mots forts de Jannik Sinner : "Une sensation unique, il faut en profiter"
L'Italien a conservé son titre à Londres malgré un bon Alexander Zverev.

- Publié le 13-07-2026 à 06h44

Jannik Sinner n'a laissé personne lui ravir son trône. Au terme d'une finale de très haut niveau (6-7, 7-6, 6-3, 6-4), l'Italien a dominé Alexander Zverev pour conserver son titre à Wimbledon et s'offrir un cinquième trophée du Grand Chelem, le premier de sa saison 2026. Un an après son sacre sur le gazon londonien, le numéro un mondial confirme un peu plus son emprise sur le circuit en l'absence de Carlos Alcaraz.
Dans une rencontre intense, où chaque jeu de service s'est transformé en bras de fer, le numéro un mondial a une nouvelle fois fait parler sa sérénité dans les moments décisifs. Solide du fond du court, précis au service et toujours aussi efficace en retour, il a su élever son niveau lorsque la pression était maximale pour repousser les offensives de son adversaire.
"C'est incroyable de conserver mon titre. Je me suis préparé de la meilleure façon possible pour ce tournoi et pour disputer une nouvelle finale. Celle-ci fut d'un très haut niveau et difficile", a savouré le champion italien quelques instants après la remise du trophée. Même dans les tribunes, l'intensité du combat s'est fait ressentir. "J'ai d'ailleurs vu ma maman quitter le court à plusieurs reprises à cause de la pression", a-t-il confié avec le sourire, avant d'évoquer la magie du Centre Court : "Venir jouer sur ce merveilleux court le dernier dimanche du tournoi est une sensation unique. Il faut en profiter."
Face à lui, Alexander Zverev, qui disputait sa première finale à Londres, a longtemps résisté. Mais, une fois encore, il s'est heurté à l'infranchissable mur Sinner. L'Allemand en est désormais à dix défaites consécutives face au Tyrolien, une statistique qui illustre l'écart actuel entre les deux hommes.
Dix défaites de suite, c'est un peu trop.
"Dix défaites de suite contre Jannik, c'est un peu trop", a reconnu avec lucidité Zverev qui deviendra n°2 mondial ce lundi. "Jannik a encore montré pourquoi c'est le meilleur joueur du monde actuellement."
Malgré la déception, le récent vainqueur de Roland-Garros préférait retenir la dynamique positive qui l'a conduit jusqu'à Londres. "Je retiens quand même que je reste sur deux très bons mois. On n'avait jamais atteint les quarts ici avec mon équipe et je me retrouve en finale après mon sacre à Roland-Garros. Le premier en Grand Chelem"
Cette quinzaine londonienne confirme en effet les progrès du numéro deux mondial sur gazon, une surface qui lui avait longtemps résisté. Mais ce dimanche, cela n'a pas suffi face à un Sinner au sommet de son art. En conservant son titre sur le gazon du All England Club, l'Italien poursuit l'écriture de son histoire et renforce encore son statut de patron du tennis mondial. À seulement 24 ans, il possède déjà cinq titres du Grand Chelem et semble plus que jamais installé au sommet de la hiérarchie et intouchable, quand son physique ne l'abandonne pas comme à Roland-Garros.