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Gifles et fessées largement banalisées : pourquoi la Belgique ne suit pas les recommandations européennes

La Belgique ne s'est toujours pas dotée d'une interdiction légale des violences éducatives, malgré les recommandations répétées d'organes européens.

En l’absence de loi interdisant les violences éducatives, l'Etat belge assigné en justice
L'Etat belge a été condamné l'année passée pour son inaction dans les violences éducatives ordinaires.

"Une fois, j'ai levé la main sur mon fils de trois ans. On était en retard pour prendre le train, il s'est mis à hurler, à se rouler par terre. J'étais stressé, dépassé… et je lui ai mis une petite baffe. Je l'ai regrettée tout de suite."

Le témoignage de Paul, prénom d'emprunt, n'est pas isolé. Selon un rapport de la Fondation française pour l'enfance, les violences éducatives ordinaires infligées par les parents à leurs enfants restent largement banalisées. Au cours des douze derniers mois, 83 % des parents interrogés déclarent avoir eu recours au moins une fois à des violences verbales ou psychologiques. Plus d'un tiers reconnaît avoir infligé au moins une violence physique.

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