Des élus PS se filment à l'école parmi des élèves : "Le message a une portée politique claire"
Thomas Dermine, Julie Patte et Faouzia Hariche dénoncent la politique de Valérie Glatigny dans une vidéo tournée à l'école.

- Publié le 04-09-2026 à 06h40
- Mis à jour le 04-09-2026 à 06h46

Une école, des enfants et un propos quasi identique porté par le bourgmestre de Charleroi Thomas Dermine, l'échevine carolo Julie Patte et l'édile bruxelloise Faouzia Hariche. Si le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a mis fin au "dispositif de gratuité des repas chaud" dans les écoles à indices socio-économiques faibles, Charleroi et Bruxelles-ville ont fait un autre choix. La première garantit une soupe pour les 5.000 enfants dans 48 écoles communales. La seconde annonce des repas au prix de 2€ dans ses établissements qui bénéficiaient du dispositif.
Si ces choix sont tout à leur honneur, la façon de le communiquer interroge. Selon le Code de l'enseignement, toute propagande politique est interdite dans les écoles afin de garantir la neutralité et le respect de toutes convictions. "Le contenu de ces vidéos, tournées dans des classes en présence d'élèves, est en effet interpellant puisqu'elles transmettent un message contre une politique du Gouvernement de la FWB et émanant d'élus d'un parti de l'opposition. Le message a dès lors une portée politique claire", analyse le cabinet de la ministre de l'Éducation Valérie Glatigny (MR).
Du côté de Thomas Dermine, on nie faire de la propagande politique mais de la "communication politique". "Ce n'est pas de la politique mais des faits. Le message est porté par le bourgmestre et l'échevine. La vidéo est diffusée sur les réseaux sociaux personnels des élus et non sur le compte de l'école", argue Maxime Hardy, attaché de presse qui précise que la vidéo a été tournée lors d'une conférence de presse et avec l'accord des parents. "On est extrêmement attentif à respecter les règles."
Nous n'avons pas réussi à obtenir d'explication de l'échevine bruxelloise. Il n'empêche que la libérale ne compte pas fermer les yeux. "La ministre a aussi été interpellée par des parents et compte dès lors saisir la Commission chargée de rendre des avis sur toute demande relative aux infractions visées à l'article 1.7.3-3 du Code de l'Enseignement", indique le cabinet.