Explosion d'un pétard à l'institut de la Providence : le jeune mineur a dû être réintégré
Alors que les devoirs d'enquête sont toujours en cours, le tribunal des référés a pris sa décision. L'institut de la Providence la respecte.
- Publié le 26-01-2024 à 16h20

Un courrier anonyme d'un "parent inquiet" d'élève(s) de l'institut de la Providence à Wavre est arrivé dans la boîte aux lettres d'un de nos collaborateurs. L' "auteur" revient sur notre dernier article relatif à l'explosion d'un pétard dans l'établissement wavrien. Et signale que "le mineur d'âge a été réintégré dans l'établissement depuis le lundi 22 janvier après une décision du tribunal des référés suite au recours introduit par les parents de ce garçon".
"Il semble que le juge ait invalidé l'exclusion introduite par l'école", poursuit l'auteur anonyme qui insiste lourdement sur le malaise que cette intégration provoque tant parmi les students que parmi les enseignants.
Deux élèves exclus
Contacté, Jean Calomne, le président du pouvoir organisateur de l'institut de la Providence, apporte quelques précisions. "Suite à l'incident, deux élèves ont été exclus de notre établissement. La première est une élève majeure qui a reconnu, devant le Parquet et le Procureur du Roi, avoir allumé et mis le pétard dans la poubelle. Le second, mineur, n'a pas reconnu les faits. Reste à savoir d'où provenait ce pétard qui n'est apparemment pas commercialisé dans notre pays".
Rappelons aussi que le procureur du Roi a désigné un juge d'instruction afin de prolonger l'enquête.
De son côté, ayant entendu le jeune garçon, le juge de la jeunesse a, selon nos informations, retenu contre lui la charge de rébellion. Mais, vu le dossier faisant l'objet d'une instruction, il n'a pas, à l'heure actuelle, retenu d'autres charges à son encontre. "Vu l'intérêt du jeune d'être scolarisé, le tribunal des référés a ordonné sa réintégration dans notre établissement. Depuis, il y fait l'objet d'un suivi rapproché", poursuit Jean Calomne.
Et ce dernier de conclure: "Le droit s'applique aussi à notre école. Nous ne pouvons pas remettre en cause l'état de droit. Il semble aussi éducatif de rappeler cela".