Polémique autour du feu d'artifice de la braderie de La Hulpe : une ASBL veut l'interdire, la majorité MR décide de le maintenir
Chaque année, ce spectacle ponctue les animations de l'entité. Pour l'édition du 26 septembre, l'ASBL La Hulpe Nature demande d'y renoncer.
- Publié le 10-09-2026 à 08h17

À La Hulpe, la braderie se déroulera les 26 et 27 septembre et fêtera ses 50 ans. Ce rendez-vous, organisé par la commune et le syndicat d'initiatives (SI), mêle brocante géante, festivités et folklore local. Traditionnellement, un feu d'artifice est tiré le samedi soir, depuis le Grand Étang dans le bas de l'entité (rue François Dubois). De nombreuses personnes y assistent. Mais il y a une particularité: ce Grand Étang est classé comme Site de grand intérêt biologique (SGIB) et comme zone Natura 2000.
Le sujet a souvent opposé, ces dernières années, la majorité (la Liste du bourgmestre qui dispose de 15 sièges) et les partis de la minorité (La Liste des citoyens 2 sièges et Écolo 2 sièges). Le premier camp défend plutôt cette animation, car elle est populaire, car elle amène des visiteurs extérieurs et car une autorisation a été donnée en 2022 pour dix ans.
Le second camp estime, lui, que ce spectacle pyrotechnique dérange clairement la faune, du fait des déflagrations sonores et lumineuses. Le sujet est brièvement revenu lors du dernier conseil communal, le 1er septembre, à l'occasion d'une question d'actualité posée par l'élue Julie Drossaert (Écolo).
Une alternative possible ?
Cette semaine, l'ASBL La Hulpe Nature est entrée dans le débat. Sous la plume de son président Renaud Delfosse, elle a envoyé lundi soir une lettre ouverte aux autorités pour leur demander de renoncer à cet événement sur le Grand Étang. Quitte à l'organiser ailleurs.
La Hulpe Nature ne se dit pas opposé aux feux d'artifice en tant que tels. Mais le site en question "est l'un des derniers milieux humides de grande valeur de [la] commune."
L'association affirme avoir sollicité les autorités dès novembre 2025 en vue de trouver une alternative: "Un tir à bruit contenu depuis une zone plus urbanisée, un spectacle son et lumière ou un spectacle de drones lumineux". L'ASBL a aussi demandé d'avoir accès à l'autorisation de 2022. Pour ces deux sollicitations, elle n'a reçu aucune réponse.
Lors du conseil du 1er septembre, le bourgmestre Xavier Verhaeghe (LB-MR) s'est engagé à transmettre ladite autorisation à Mme Drossaert. Il a aussi répondu que des alternatives avaient bel et bien été recherchées.
"Mais, en l'état actuel, il n'en existe pas qui soient qualitatives et financièrement accessibles. Les ballets de drones coûtent quatre fois plus chers: 15 000 euros au lieu de 3 000 euros. Les sons et lumières réclament une longue conception. Quant à déplacer le feu d'artifice, il n'a pas d'autres endroits possibles sur le tronçon de braderie, car on se trouve au-dessus des maisons, ce qui est trop dangereux."
De son côté, le président du SI, Denis Henry, a précisé avoir demandé à l'artificier pour cette édition 2026 d'utiliser moins de poudre, de tirer moins haut et de privilégier des produits "low décibel" afin de réduire les nuisances.