Les communes en ont marre que les gens jettent leurs poubelles n'importe où.

Il y a peu, un fait divers malheureusement quelconque a attiré notre attention : à Châtelet, un couple s’est plaint auprès de la Ville de déchets présents sur la voie publique. Des jeunes avaient vidé une poubelle à l’intérieur de la voiture d’un individu, dans le centre-ville. Celui-ci a alors entrepris de vider les immondices de sa voiture, en les déposant… par terre, sur la place de parking adjacente.

Contacté, le porte-parole de la Ville nous a répondu : "Dans ce cas-ci, le couple aurait dû faire appel à la police, parce qu’il y a non seulement dépôt illégal de déchets, mais aussi trouble de l’ordre public. Ces gens m’ont contacté et m’ont dit avoir un peu peur de représailles. Et on les comprend, mais il faut que ces comportements cessent."

La périphérie de Charleroi sature

Les communes périphériques de Charleroi, notamment Châtelet et Aiseau-Presles, commencent un peu à saturer d’être "la poubelle de Charleroi", pour reprendre les mots de Jean Fersini (PS). À Châtelet, c’est par la nationale que beaucoup de déchets sont déposés, signale la Ville : "Régulièrement, nos équipes doivent aller nettoyer le bord de la nationale. Des gens s’arrêtent à hauteur de Châtelet, déposent un sac-poubelle, puis repartent ni vu ni connu."

Et ce type de comportement à un coût double, dont l’ensemble est supporté par la commune, soit… par vous et moi. "Il faut envoyer une équipe communale pour ramasser, trier, et nettoyer, et puis après il faut payer la facture à l’ICDI, comme pour n’importe quelle poubelle…"

Avant, dans presque 2 cas sur 3, le contrevenant était identifié par la commune grâce à une analyse du contenu des poubelles abandonnées. Mais depuis un an, ces statistiques changent : "On n’est plus qu’à un cas sur deux aujourd’hui, les gens apprennent et deviennent plus prudents pour garder leur identité secrète… tout en continuant à laisser des poubelles n’importe où !" Pourtant, les risques sont conséquents : par sac-poubelle, on peut compter de 150 à 250 € d’amende administrative, plus le prix de l’enlèvement. Une facture salée.