Le parquet général a requis jusqu'à deux ans de prison à l'encontre de participants aux émeutes qui ont suivi le décès de Domenico D'Atria à Oupeye
Les suspects doivent répondre d'avoir caillassé les policiers.
- Publié le 09-04-2026 à 19h30

Le parquet général a requis devant la cour d'appel de Liège des peines de travail et jusqu'à deux ans de prison à l'encontre de quatre habitants d'Oupeye Thomas, Ilyas, Loïc, Tim, et Thomas de Herstal soupçonnés d'avoir participé aux émeutes intervenues suite au décès de Domenico D'Atria à Oupeye en août 2023.
Pour rappel, ce jour-là, deux policiers ont tenté de soumettre Domenico d'Atria à un contrôle après avoir découvert sa conduite dangereuse en quad, alors qu'il circulait rue Perreau à Oupeye.
Domenico d'Atria, qui transportait du cannabis, a refusé d'obtempérer et a foncé sur un policier. Le second inspecteur a ouvert le feu sur le conducteur du quad et l'a mortellement blessé.
Cet événement a déclenché des émeutes dans le village habituellement calme d'Oupeye.
Dans les heures qui ont suivi, les policiers ont été la cible de jets de pierres et des combis de police ont été endommagés.
D'autres émeutes ont été commises plus tard et ont également donné lieu à des poursuites.
Cinq suspects, des proches du défunt, ont été identifiés. Devant le tribunal, ils ont bénéficié de peines de travail. Mais le parquet a fait appel de cette décision.
Effet de groupe
Devant la cour, les prévenus ont une nouvelle fois reconnu leur participation aux faits. Ils ont expliqué qu'ils avaient été emportés suite à l'émotion générée par les faits, mais également par un effet de groupe. Ils ont aussi évoqué de la désinformation qui a été partagée sur les réseaux sociaux.
Trois des prévenus sont déjà connus de la justice. Ils ont déjà été condamnés après avoir commis des faits de violence. Le parquet général a requis des peines de prison sans s'opposer au sursis probatoire.
La magistrate ne s'est pas opposée à des peines de 200 et 250 heures de travail pour les deux prévenus qui n'ont pas d'antécédent judiciaires. En cas d'inexécution de cette peine de travail, le parquet général a demandé à la cour de leur infliger une peine de deux ans de prison.
Les magistrats devraient rendre leur décision le 19 mai prochain.
