Extinction des poursuites pour les agents poursuivis pour la rocambolesque évasion de Robin Singh
Le jeune homme était simplement passé par la fenêtre de la voiture qui l'emmenait à Lantin. Diffusées en exclusivité par la DH, les images de son évasion ont fait le tour du monde.
- Publié le 03-06-2026 à 09h42

Le tribunal a acté l'extinction des poursuites concernant les deux membres de la DAB qui étaient poursuivis devant le tribunal correctionnel de Liège dans le cadre de la rocambolesque évasion de Robin Singh qui s'est déroulée devant la prison de Lantin Le 24 janvier 2024.
Lors d'une précédente audience, le parquet avait requis l'acquittement des agents qui étaient poursuivis pour négligence.
Le tribunal avait décidé de remettre l'examen du dossier suite à un changement de loi concernant la prévention de négligence pour laquelle les deux personnes chargées du transfert du détenu.
En effet, la magistrate souhaitait que les parties s'expliquent concernant cette modification qui entraine que la négligence qui aurait permis à l'homme condamné à dix ans de prison ferme dans le cadre de prostitution de jeunes filles mineures de s'évader n'est plus poursuivie.
Pour rappel, Robin Singh a pris la poudre d'escampette alors qu'il arrivait à la prison de Lantin. Le jeune homme était transféré à l'endroit alors qu'il était détenu à la prison d'Arlon car il devait subir des examens médicaux dans un hôpital de la région liégeoise.
Mais lors de son arrivée à l'établissement pénitentiaire, il a réussi à prendre la poudre d'escampette. La vidéo de l'évasion a ensuite fait le tour du monde.
Robin Singh a également diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle il se mettait lui-même en scène alors que les images étaient diffusées au journal, menottes en main et où il semblait fier de sa "nouvelle" notoriété due à son évasion…
C'est grâce à cette vidéo que l'individu a été localisé. Les deux agents chargés de son transfert se sont retrouvés poursuivis devant le tribunal pour répondre d'une négligence qui aurait permis l'évasion.
La négligence plus poursuivie
Le parquet reprochait notamment à la dame de s'être mise à l'avant du véhicule plutôt que de rester proche du détenu à l'arrière de la voiture.
Son collègue a déclaré qu'il lui avait proposé de se mettre à l'avant car ils se trouvaient dans un véhicule qui n'était pas adapté et qu'étant donné sa taille, elle ne parvenait pas à se tenir de manière optimale derrière lui dans la voiture.
Ces comportements auraient pu constituer des négligences mais en rien une complicité d'évasion.
Les deux agents ont expliqué à quel point les faits ont eu des conséquences dommageables sur leur vie privée.
Les faits n'étant plus poursuivis, le tribunal a constaté l'extinction des poursuites.
