Ils voulaient récupérer un GSM volé aux Guillemins à Liège : Ils se rendent sur place avec un Pepper spray, d'une arme factice et d'une hachette
Les individus ont porté des coups à l'habitant des lieux après avoir forcé la porte de l'immeuble.
- Publié le 02-06-2026 à 20h25

Deux jeunes Liégeois âgés d'une vingtaine d'années ont bénéficié de la suspension du prononcé devant le tribunal correctionnel de Liège devant lequel ils devaient répondre d'avoir porté des coups à un homme le 12 novembre 2025 et d'avoir été porteurs d'un Pepper spray, d'une arme factice et d'une hachette !
Peu avant, le GSM de la petite amie d'un des protagonistes avait été volé à la gare des Guillemins à Liège.
Après avoir localisé l'appareil de l'amie, trois individus, dont deux ont été identifiés, se sont présentés sur place. Lorsqu'ils sont arrivés devant l'immeuble, l'occupant ne leur a pas ouvert mais leur a parlé par la fenêtre. Selon les deux jeunes, l'homme était insultant et très agressif.
Ils ont expliqué que l'intéressé avait jeté une canette dans leur direction. Le locataire a fini par venir ouvrir la porte. Il était accompagné d'une deuxième personne. Toujours selon les suspects, les deux hommes se sont montrés très virulents. Les deux hommes sont ensuite rentrés et, de rage, un des jeunes a mis un coup de pied sur la porte.
"Ni justifiable, ni excusable"
Celle-ci a été cassée et s'est entrouverte. L'habitant est revenu vers eux un des jeunes a de nouveau tenté d'expliquer que leur téléphone était localisé à l'endroit.
Une bousculade s'est ensuivie et l'occupant des lieux a porté une gifle à un des jeunes. Ce dernier lui a porté un coup de pied et son accompagnant a utilisé le Pepper spray sur l'habitant.
La police est intervenue sur place.
Une arme, mais aussi une hachette ont été retrouvées dans la voiture des jeunes. Ils avaient également dissimulé le Pepper spray.
Un des prévenus a indiqué que l'arme était une réplique airsoft. Il a soutenu qu'elle se trouvait dans sa voiture depuis sa dernière utilisation dans ce cadre et qu'il avait oublié de la ranger.
"À la lumière du déroulement des événements, cette action n'est ni justifiable, ni excusable", a estimé le tribunal. "Il convient en effet de rappeler que ce sont les deux prévenus qui sont venus au contact de la victime, le prévenu X défonçant volontairement la porte de l'immeuble occupé par ce dernier avant l'usage du spray incapacitant par son ami."