À Mons, les bas-reliefs de l'ancien bâtiment Belgacom devraient être préservés, confirme la ministre du Patrimoine
Des inquiétudes étaient formulées quant à la disparition de ces éléments de patrimoine.

- Publié le 21-12-2025 à 16h01

La question de la préservation du patrimoine refait surface à Mons, à l'occasion du projet immobilier Doumons, situé à proximité de la place de Bootle. L'ancien bâtiment ayant appartenu à Belgacom, reconnaissable notamment par ses bas-reliefs ornant l'entrée, suscitait des inquiétudes quant à une possible disparition de ces éléments architecturaux.
Interpellée par le député Guillaume Soupart (MR), la ministre du Tourisme et du Patrimoine (Les Engagés) Valérie Lescrenier a apporté des précisions rassurantes. Le projet immobilier concerné prévoit le maintien de la majeure partie du bâti existant. "Il est prévu que le bâtiment concerné soit "raboté" de 4/5 travées pour recréer la place du marché aux poulets. Toutefois, le porche et ses bas-reliefs resteront en place. La tour du téléphone est également maintenue", précise la ministre.

Le projet a par ailleurs déjà fait l'objet d'un octroi de permis devenu définitif. "Tout porte à croire donc, dans l'état actuel des choses, que les bas-reliefs en question resteront en place, ce qui est toujours l'option privilégiée en matière de préservation du patrimoine", souligne encore Valérie Lescrenier.
Le bâtiment n'est pas protégé
La ministre rappelle toutefois que le bâtiment ne bénéficie d'aucune protection spécifique en matière de patrimoine. "Le bâtiment ne faisant l'objet d'aucune protection particulière en matière de patrimoine, l'AWaP ne dispose d'aucun levier pour imposer de quelconques mesures visant la protection et/ou la préservation de cet élément", indique-t-elle. À défaut d'une conservation sur site, une alternative existe néanmoins.
"Quand la conservation in situ d'éléments architecturaux d'intérêt patrimonial, même non classés et non repris à l'inventaire, se révèle impossible, il est malgré tout envisageable de les déposer au sein de la matériauthèque de l'AWaP située à Amay", explique la ministre. Cette matériauthèque, installée dans l'enceinte du centre des métiers du Patrimoine de la Paix-Dieu, a toutefois une capacité d'accueil limitée.
"La sélection des éléments qu'elle est en mesure d'intégrer à sa collection est donc très rigoureuse", sur base d'avis d'experts et de critères stricts liés notamment à la rareté et à la représentativité." En l'état, le projet Doumons semble donc compatible avec la préservation de ces bas-reliefs, vestiges discrets mais symboliques du patrimoine montois.