Le Contre-pied de Jean-Marc Ghéraille : J'aime, j'aime les playoffs
Ce système "curieux" lancé en 2010-2011 a amené son lot de rebondissements. Il vit ses dernières heures. À moins que…

- Publié le 24-03-2026 à 10h39

J'aime j'aime les playoffs
Même si c'est une folie
J'aime j'aime les playoffs
Ne m'en veuillez pas
Car on ne s'ennuie pas
Permettez-moi cette sympathique parodie de notre unique succès à l'Eurovision qui fête ses 40 ans cette année. Parce qu'à la veille de la dernière édition de ce Rubik's cube improbable, une forme de nostalgie nous étreint. Évidemment pas celle des Europe's playoffs et des playdowns dont tout le monde se fiche (ou presque). Souvent les clubs eux-mêmes d'ailleurs.
Le Club Bruges est l'équipe qui a le plus "profité" des playoffs
Par contre, que vous soyez supporters ou pas, les Champion's playoffs nous ont offert du suspense, des rebondissements, de la mauvaise foi, de matches couperets, d'injustice (si vous expliquez à un étranger la division des points par deux, il buggue…). Bref, on ne s'est quasiment jamais ennuyé. Du moins, nous en avons le sentiment. Car plus d'une fois sur deux (56 % pour être précis), le vainqueur de la phase classique a décroché le titre national. Mais notre mémoire adore se souvenir des playoffs où il y a une volte-face.
Avec trois exemples très subjectifs marquants : l'incroyable remontée du Standard en 2010-2011 sous Dominique D'Onofrio et Sergio Conceiçao (avec une "finale" épique à Genk), les trois "champions" différents lors des cinq dernières minutes en 2022-2023 (Union, Genk et enfin l'Antwerp avec un but stratosphérique de Toby Alderweireld) et le sprint TGV du Club Bruges en 2023-2024 (de la quatrième place au titre).

Qui a le plus "profité" des playoffs pour transformer une saison classique en un triomphe ? Le Club Bruges ! À trois reprises, le club qui a réclamé et obtenu la tête des playoffs en a pleinement profité. Comprenne qui pourra...
Qui sera champion cette saison ? Tout porte à croire que ce sera à nouveau un duel Union-Club Bruges mais nous ne sommes pas à l'abri d'un scénario de folie. Profitons-en une dernière fois.
Adieu (ou au revoir) playoffs, on t'aimait bien…