"On a doublé plusieurs fois Remco" : nos abonnés ont vécu Liège-Bastogne-Liège dans les roues du peloton
Liège-Bastogne-Liège vient de clôturer, en beauté, la saison des Classiques. En voiture avec le peloton, ou au pied de la ligne d'arrivée, nos abonnés ont vécu une expérience unique.
- Publié le 27-04-2025 à 19h23
- Mis à jour le 09-07-2025 à 09h21

"C'était encore mieux que ce qu'on espérait. On ne pouvait pas imaginer vivre une journée comme ça." Confortablement installés dans la deuxième voiture des commissaires, Philippe et Léa étaient au cœur de la Doyenne. "On a suivi le peloton à quelques mètres. Plus au cœur que ça, ce n'était pas possible", sourit Philippe, qui se rend souvent sur les Ardennaises. "Même pour quelqu'un qui n'y connaît rien, comme moi, c'était vraiment impressionnant à vivre", confie Léa. Le début de la course était comme une mise en bouche avant un final majestueux, notamment dans la Redoute. "C'est monté crescendo. Le retour vers Liège était beaucoup plus intense. Les directeurs sportifs étaient très nerveux. Ils doublaient dans tous les sens, se mettaient sur le côté. Il faut absolument le vivre pour s'en rendre compte", détaille Philippe. Un pilotage qui a légèrement rendu malade Léa, mais cela n'a pas empêché de profiter de la journée, comme en témoigne son sourire sur la ligne d'arrivée. "C'est vraiment la vitesse qui m'a le plus surpris. L'organisation des voitures est aussi très impressionnante, avec les commissaires qui faisaient la police un peu partout", explique Léa.
Pogačar leur en a mis plein la vue
Ils en ont pris plein la vue toute la journée. "Je ne pourrais même pas choisir un moment en particulier. C'était génial du début à la fin", dit-elle. Mieux que quiconque, ils ont vu Remco se faire décrocher dans la Redoute. "On l'a vu toute la journée. On l'a doublé, il nous a doublés pendant toute la course, rigole Philippe avant d'analyser, quand on a vu que Pogačar avait plus d'une minute, on a su que c'était fini". Présents au bord de la ligne toute la journée, Denis et Fred, eux, n'ont pas vu quand leur chouchou Remco s'est fait lâcher. "De toute façon, on a vite compris que Pogačar était trop fort", explique Fred. Un avis partagé par Philippe et Léa qui étaient tout de même "heureux de voir Remco continuer et aller jusqu'au bout". Tous, même les plus connaisseurs, ont été impressionnés par la nouvelle attaque du Slovène. "Il vient sur toutes les courses pour gagner et il les gagne presque toutes", détaillent Denis et Fred.

Une ambiance chaude sous un grand soleil dans l'espace VIP
Pas de quoi, pour autant, leur enlever leur sourire. "C'était la première fois qu'on venait sur une course de vélos. Et pour une première, c'était génial", expliquent Fred et Denis. "Tout le monde est ensemble et gentil. Dans le cyclisme, il n'y a pas de perdants. On encourage tous les coureurs jusqu'à la fin ; c'est vraiment un super état d'esprit", complète Denis. Un état d'esprit qu'apprécie aussi, Laurent, invité à vivre la course en VIP. "Il y a beaucoup d'ambiance et les gens sont très sympas". Habitant dans le col du Rosier, il voit le peloton passer tous les ans et apprécie surtout le vélo pour la proximité avec les sportifs. "J'ai passé la journée au pied du podium, puis j'étais à quelques mètres de la ligne, collé aux barrières pour l'arrivée. Et puis il y avait à boire et à manger. C'était absolument génial", sourit-il. C'est cette proximité et cet esprit familial qui attirent ce grand fan de foot sur le bord des routes. Coup de chance pour nos vainqueurs du jour. La météo a rendu la fête encore plus belle. "Si on avait eu le même temps que pour la Flèche Wallonne, ça n'aurait pas été la même chose", rigole Laurent.
