Philippe Godin est le nouveau président de l'ACFF : "Je compte apporter ma touche et une plus-value"
Le Liégeois succède à David Delferière et a bien l'intention d'apporter un air nouveau.

- Publié le 22-06-2025 à 11h55
- Mis à jour le 22-06-2025 à 15h56

Récemment, on apprenait que David Delferière ne se porterait pas candidat à un nouveau mandat en tant que président de l'Association des Clubs Francophones de Football. Pour lui succéder, un seul homme : Philippe Godin. L'avocat liégeois, qui a déjà occupé de nombreuses fonctions au sein du football belge, a été élu à l'unanimité ce samedi.
Membre de la Commission d'Enquête puis procureur fédéral durant plus de 15 ans, président de la commission nationale d'études, membre du conseil d'administration de l'URBSFA et de l'ACFF et aujourd'hui président de l'ACFF, il se livre.
Pourquoi vous êtes-vous porté candidat ?
"Lorsque nous avons appris que David Delferière ne postulait plus, plusieurs personnes sont venues me trouver en me demandant si la présidence m'intéressait. J'ai de l'expérience grâce à mon statut de vice-président de la fédération. Mon côté juriste aide aussi et est bien nécessaire ces dernières années dans le football. Nous en avons donc discuté ensemble et personne ne s'y est opposé en interne."
Était-ce voulu que soyez le seul à vous présenter ?
"Oui. Benjamin Vasseur avait également été cité mais il restera trésorier. C'est une décision intelligente car il y a beaucoup de complicité entre nous."
Notre football a besoin d'une structure pérenne.
Votre place de vice-président de la fédération est donc vacante ?
"Il n'y a pas de loi qui existe mais en théorie, le président de l'ACFF ne siège pas au CA de la fédération. Cependant, je suis le plus ancien et j'ai donc demandé à conserver mon poste. Je trouve qu'il aurait été dommage de se passer de cette expérience."
Succéder à David Delferière n'est pas une tâche aisée…
"Je mesure l'importance qu'il a eue. Il laissera inévitablement une empreinte. Mais je compte bien apporter ma touche et une plus-value. Si je devais reprendre quelque chose de David, ce serait sa volonté d'avancer et de servir l'ACFF, qui était un peu son bébé."
Les réformes de ces dernières années ne vous font pas peur ?
"Peur n'est pas le terme exact mais il est certain qu'il y en a eu beaucoup trop. Il faut à présent tenter d'avoir une structure pérenne. Modifier tout trop rapidement entraîne des plaintes, etc. Je dirais que même le règlement est changé trop souvent. C'est une véritable diarrhée législative, qui rend également la tâche des correspondants qualifiés des clubs plus compliquée. Au lieu de simplifier les choses comme on le souhaite, on finit par les complexifier."
