Le mercato fou d'Anderlecht a causé un énorme embouteillage dans le milieu de terrain
À l'heure actuelle, Anderlecht compte neuf joueurs capables d'évoluer dans le triangle médian sans compter Yari Verschaeren blessé jusqu'en 2024. Largement trop.

- Publié le 17-08-2023 à 06h38

Doubler chaque poste est un luxe. Dans le milieu de terrain d'Anderlecht, ils sont trois joueurs par place disponible. Sans coupe d'Europe et avec un match par semaine, c'est bien plus que ce dont Brian Riemer a besoin.
Sans prendre en compte Yari Verschaeren, blessé au genou et de retour l'année prochaine, ils sont neuf à se disputer trois places de titulaire. Et peut-être bientôt 10 si l'arrivée de Thomas Delaney se concrétise. Il va falloir faire des choix. Dégraisser, rétrograder. Mais qui sera titulaire et qui paiera les pots cassés ? Analyse des forces en présence.
Alexis Flips – le nouveau numéro 10
Force : le Français est l'élément créatif qu'Anderlecht recherche depuis la blessure de Verschaeren. Il est le seul à posséder un tel profil de numéro 10 capable de faire le jeu et d'alimenter ses équipiers en bons ballons.
Faiblesse : il ne connaît pas encore l'équipe et doit également prendre ses marques à ce poste qu'il n'a pas toujours occupé par le passé.
Situation contractuelle : vient de signer jusqu'en 2028.
Avenir à court terme : il sera rapidement titulaire à la pointe du triangle. Certainement dès ce week-end face à Westerlo.

Théo Leoni – Le chouchou vers le banc ?
Force : il a un rayonnement énorme et une activité folle sur le terrain. Leoni est certainement l'élément le plus constant de ce début de saison.
Faiblesse : il va avoir Mats Rits dans les pattes et risque de pâtir de cette concurrence. Il a peut-être moins de crédit qu'un autre aux yeux du coach.
Situation contractuelle : juin 2026
Avenir à court terme : il ne sortira pas de suite du onze de base. Il vient de disputer deux matchs convaincants comme titulaire. Un retour dans la rotation n'est pas à exclure dans les semaines à venir.
Il y avait de l'intérêt pour Ashimeru mais sa blessure a mis fin à tout espoir de transfert.
Majeed Ashimeru – Sa blessure freine un transfert
Force : il est l'un des joueurs qui correspondent le milieu à l'intensité réclamée par le coach. Ashimeru a brillé à certaines périodes et peut évoluer aussi bien dans un rôle de relayeur qu'un cran plus haut.
Faiblesse : son inconstance explique qu'il n'a jamais été un indiscutable sur le long terme. Il peut parfois passer à travers certains matchs après avoir brillé sept jours avant.
Situation contractuelle : juin 2025.
Avenir à court terme : il est blessé jusqu'à au moins mi-septembre. Selon nos informations, sa blessure musculaire pourrait le tenir écarté des terrains encore plus longtemps que prévu. Il y avait de l'intérêt pour lui mais ce pépin a mis fin à tout espoir de transfert.

Justin Lonwijk – Se remettre en forme puis prendre du temps de jeu
Force : le Néerlandais peut jouer à toutes les positions et est considéré comme un gros talent. Anderlecht a été convaincu par son gros moteur et sa puissance physique.
Faiblesse : il n'est pas encore au niveau physique. On peut aussi se demander à quelle place il sera le plus utile à son équipe.
Situation contractuelle : prêté jusqu'à juin 2024 avec une option d'achat.
Avenir à court terme : il doit encore bosser pour être capable de jouer 90 minutes à haute intensité. Il entre déjà dans la rotation et devra jouer des coudes s'il veut espérer avoir une place dans le onze.
Amadou Diawara – Un départ pour se libérer de son salaire
Force : aucun joueur ne connaît aussi bien le haut niveau que lui. Diawara est également le seul vrai numéro 6 du groupe vu le départ annoncé de Kana.
Faiblesse : il n'a jamais répondu aux attentes liées à son gros vécu et n'a jamais retrouvé le niveau qui était le sien à Naples. Son registre semble trop limité pour ce qu'exige le coach danois.
Situation contractuelle : juin 2025.
Avenir à court terme : Diawara coûte trop cher par rapport à ce qu'il rapporte. Anderlecht veut le vendre pour se délester de son salaire estimé à près de 2 millions par an.
Mats Rits – Arrivé pour être le patron du milieu
Force : personne ne connaît aussi bien notre championnat que Rits. Il a été un pion important de plusieurs titres du Club Bruges ces dernières années. Son profil correspond au pressing et au jeu vertical que veut mettre en place Anderlecht.
Faiblesse : il n'est pas un vrai numéro 6 mais risque de devoir évoluer dans ce rôle. Surtout en cas de départ de Diawara. À voir comment il trouvera le bon équilibre.
Situation contractuelle : vient de signer jusqu'en 2026.
Avenir à court terme : il sera titulaire et est voué à devenir le leader du milieu de terrain.

Mario Stroeykens – Il n'a toujours pas prolongé
Force : sa polyvalence lui a permis d'explorer différents postes. Il est puissant, technique et a le sens du but.
Faiblesse : paradoxalement, sa polyvalence joue aussi en sa défaveur. Il n'est prioritaire à aucun poste. Anderlecht aimerait lui laisser le temps de se développer, mais il est impatient de s'imposer.
Situation contractuelle : juin 2024
Avenir à court terme : les négociations sont âpres pour une prolongation de contrat. Si elles échouent, Anderlecht tentera de le vendre. La situation est compliquée pour lui car son temps de jeu devrait être limité.
Kana sera prêté, Arnstad pourrait en faire de même.
Marco Kana – Il sera prêté
Force : aucun médian défensif n'est plus anderlechtois que lui. Il a des qualités de récupération et de distribution.
Faiblesse : il n'est pas encore prêt à assurer une saison complète en tant que titulaire.
Situation contractuelle : juin 2025.
Avenir à court terme : la rumeur d'un départ à Westerlo a été niée en interne. Anderlecht cherche activement une solution pour prêter Kana pour la saison et sans option d'achat. Le RSCA croit en lui, mais veut qu'il s'aguerrisse ailleurs.

Kristian Arnstad – Un prêt pour rebondir ?
Force : son envie de bien faire a toujours plu à ses entraîneurs. C'est un pitbull sur le terrain. Il ne lâche jamais rien. Il peut jouer à différentes positions du triangle.
Faiblesse : il a du mal à franchir le cap qui lui permettra de convaincre un coach sur le long terme. Notamment au niveau de l'efficacité.
Situation contractuelle : juin 2025.
Avenir à court terme : il y a beaucoup de concurrence et il était déjà sur le banc avant que Rits n'arrive. Passer une année sans beaucoup jouer n'est pas concevable pour lui. Son avenir pourrait être un prêt. Anderlecht peut se le permettre vu qu'il a encore deux ans de contrat.
Thomas Delaney – De l'expérience en plus dans l'entrejeu ?
Force : sa venue en Belgique serait presque une anomalie vu son CV : Dortmund, Séville, Werder Brême et 72 caps avec le Danemark. Delaney est un milieu robuste capable d'être présent défensivement et aux alentours du rectangle adverse.
Faiblesse : il sort d'une saison compliquée à Séville et à Hoffenheim, où il était prêté à partir de janvier. Il n'a joué que 350 minutes en 2023.
Situation du transfert : Delaney a encore deux ans de contrat et est poussé vers la sortie. Anderlecht aimerait le louer pour une saison.