La série Le Mans en répétitions

Olivier de Wilde

L'Aston Martin de Vosse la plus rapide en GT 1

LE CASTELLET Trente-trois des 48 bolides inscrits à la saison pour les cinq épreuves de 1000 km de la Série Le Mans ont effectué, dimanche et hier, sur le grand tracé du Castellet, les ultimes répétitions avant d'embarquer tout le matériel, direction la Turquie pour la première joute programmée dans 12 jours à Istanbul, là où l'on s'était quitté en novembre dernier.

Dès avant la conférence de presse, hier, une mauvaise nouvelle circulait dans le paddock bien gardé du Ricard: la dernière manche programmée en septembre à Monza a été annulée, les écolos italiens ayant réussi à faire passer un arrêté stipulant que l'Autodromo devait réduire ses activités les plus sonores. Pour être certain de pouvoir garder le GP d'Italie de F 1 quinze jours plus tôt, les Transalpins ont fait passer les protos et les GT à la trappe. Aux organisateurs maintenant de trouver une épreuve de remplacement.

Question plateau, devant, on prend grosso modo les mêmes et en recommence. Avec le retour en prototypes de la Dome de Lammers et l'une ou l'autre Courage ou Lister pour arbitrer la revanche entre la Pescarolo et les Zytek. En attendant, sans doute après les 24H du Mans, l'une ou l'autre apparition de la nouvelle Audi R 10 diesel déjà victorieuse dès son baptême à Sebring.

En LMP 2, les Courage (le Belge Tom Cloet a effectué un essai sur la voiture belge de G-Force) sont les plus nombreuses face aux plus véloces Lola, tandis que la nouvelle Radical du Rollcentre manque encore de développement.

Parent pauvre du plateau l'an dernier, la catégorie GT 1 semble la plus intéressante cette année avec les Corvette d'Alphand et de l'écurie belge PSI (avec un équipage ex-Belcarien Palttala-Menten-Kuismanen), les Ferrari 550 Maranello, la Lamborghini, la Saleen Oreca (avec une seule voiture à partir des 1.000 km de Spa au grand désespoir de Stéphane Lémeret) et, surtout, les Aston-Martin DBR 9: la Cirtek de Garcia mais aussi la Larbre Compétition sur laquelle on retrouvera cette année Vincent Vosse, équipier notamment de l'ex-pilote F 1 Pedro Lamy, de loin le plus rapide hier en France, une seconde et demie devant la concurrence: "Cette GT est fabuleuse", s'exclamait notre compatriote après une vingtaine de tours. "C'est une évolution de la Ferrari, plus rigide grâce à son châssis en alu et avec un moteur plus puissant. Il est clair que l'on est là pour gagner. J'ai hâte d'être en Turquie."

© Les Sports 2006

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