Arnauld Mercier dresse le bilan de cette première partie de saison des Francs Borains : "Tout n'est pas à jeter"
Les Francs Borains ont bouclé 2022 avec un match remis à Rupel Boom. Le temps de dresser le bilan qui n'est pas super-reluisant.

- Publié le 18-12-2022 à 12h15
Avec un long déplacement dans la région d'Anvers pour terminer 2022, les Francs Borains auraient aimé disputer cette dernière journée de l'année, surtout pour relever la tête après le 0-5 contre le Patro, mais les températures négatives ont obligé l'arbitre à remettre la partie quarante minutes avant le coup d'envoi.
"C'est une sage décision, la raison principale est que l'intégrité physique des joueurs n'était pas garantie. On aurait pu penser que le terrain était touffu, mais il y avait de la glace et il était très dur. Une chute aurait été très dangereuse et le brouillard n'a pas aidé", commente Arnauld Mercier.
L'entraîneur ne pouvait que rejoindre la décision de l'arbitre, mais pestait un peu d'avoir dû effectuer le déplacement. "Je râle, car on aurait pu anticiper. On aurait pu éviter de perdre un samedi. Anvers B avait déjà remis son match, on savait que c'était une journée froide. On avait demandé que quelqu'un de l'Union belge vienne inspecter le terrain plus tôt, mais Rupel Boom n'a pas voulu. On s'en souviendra sur le terrain."
Manque de constance
Avec cette remise, c'est le chapitre 2022 qui s'est refermé. Après s'être maintenus de justesse en Nationale 1, fin de la saison dernière, les Verts d'Arnauld Mercier avaient entamé ce championnat tambour battant, se présentant en leaders de la série jusqu'à la 8e journée.
"Les chiffres étaient là, mais on avait aussi évité jusque-là les ténors et on avait joué le bas ou le milieu de classement", se souvient le Français. "On n'avait rien gagné en préparation. Cette série en championnat nous avait mis en confiance et on appréhendait cette première défaite. À Heist, ce revers a révélé nos faiblesses."
Depuis cette période-là, le RFB a commencé à rentrer dans le rang au classement en soufflant le chaud et le froid, éprouvant des difficultés à se montrer régulier et a terminé difficilement 2022 dans la colonne de gauche. "On a bâti ce groupe pour être compétitifs et je pense qu'on l'est, mais il manque de la constance, de la régularité dans les performances, dans les résultats et cela vient des faiblesses dans le noyau. On en est bien conscients. On peut aussi voir qu'il y a un problème mental. Dès qu'il y a un grain de sable, notre attitude change et on est incapables de se reprendre. À Liège ou contre le Patro, au vu de la première mi-temps, jamais on aurait pu penser perdre 3-1 ou 0-5. Il y a une incapacité à répéter cet enthousiasme. Évidemment, tout n'est pas à jeter en 2022 et le parcours en Coupe était intéressant même si ce n'est pas positif de perdre 0-5."

"On manque de constance, de régularité et cela vient des faiblesses dans le noyau."
Le coach ne se cherchait pas d'excuses même s'il y avait parfois des circonstances atténuantes. "Je n'ai pas pu aligner deux fois la même équipe, ce qui n'aide pas à créer des automatismes et puis il y a des joueurs qui sont arrivés sur le tard : Megan Laurent et Felipe De Oliveira auraient dû jouer leur 3e match seulement samedi. On n'a pas été épargnés par les blessures et on manque de stabilité, mais il y a aussi eu un manque de leadership dans certains moments importants. Les gars d'expérience doivent pouvoir l'apporter davantage. Ensuite, on a fait venir Dimitri Mohamed, mais ce n'était pour être défenseur central. Axel Lauwrensens joue arrière gauche, mais ce n'était pas pour ça au départ."
Une attitude pas si irréprochable
Revenu au Stade Vedette lorsque Steve Pischedda est parti, Arnauld Mercier a tenté d'améliorer le fonctionnement du groupe de Nationale 1. Des nouveautés ont été apportées pour permettre à ces joueurs pros de pouvoir pratiquer leur métier. Mais à entendre le coach, tout n'a pas toujours été irréprochable. "On avait revu à la hausse le système des amendes et on n'a jamais eu autant d'argent", ironise-t-il. "Certains joueurs oublient l'essentiel. C'est une chose d'être pro et une autre de vouloir faire les efforts pour l'être. Les joueurs doivent se mettre au niveau de notre fonctionnement. Ce qu'on veut pour la suite, ce sont des joueurs qui aiment le foot, qui se donnent les moyens et qui ont une mentalité de champions. On doit pouvoir changer notre attitude sur le terrain. Les fêtes arrivent au bon moment, les joueurs n'auront qu'une semaine, mais il faudra qu'ils se libèrent l'esprit. Je veux qu'ils reviennent avec un maximum d'enthousiasme et d'énergie."
"Il nous faut au moins un renfort par ligne."
Le noyau va bouger
Le 26 décembre, le RFB va lancer la deuxième partie de saison en préparant les 21 matchs qu'il reste encore à jouer (avec Mandel à rejouer et la remise de Rupel Boom) dans ce championnat. Et pour ce marathon, Arnauld Mercier espère renforcer le groupe. "On doit augmenter la qualité du noyau, on doit le bonifier. Il est large, mais l'effectif est réduit en matière de qualité. Idéalement, il nous faut au moins un renfort par ligne (le gardien Guler a, lui, été évincé, NdlR). La direction planche déjà là-dessus, rassure le coach qui reste ambitieux. Je suis persuadé qu'il y a toujours quelque chose à aller chercher cette saison, mais pour ça, il faut être constant et ne pas se contenter de gagner seulement contre la RAAL et puis il y a aussi les confrontations directes."