LeBron James, cuisine japonaise et engagements solidaires : le n° 1 belge Zizou Bergs se confie sur sa vie en dehors du tennis
La vie de l'actuel n° 1 belge ne se limite pas aux courts. Entre passion pour la gastronomie japonaise, projets business et caritatifs, le joueur de 25 ans dévoile une autre facette de sa personnalité.
- Publié le 07-03-2025 à 10h32

Quelques heures après sa qualification pour le deuxième tour du Masters 1 000 d'Indian Wells, où il a dominé ce jeudi l'Américain Ethan Quinn (ATP 137) 7-6 (7/2), 6-3, le site officiel de l'ATP a publié une interview de Zizou Bergs (ATP 53).
L'occasion pour le n° 1 belge de dévoiler une facette plus personnelle de sa vie, loin des courts, en partageant ses passions, ses intérêts culinaires et bien d'autres aspects de son quotidien. Un Zizou rarement vu sous ce côté face. Morceaux choisis.
Inspiré par LeBron James
Zizou Bergs n'a pas toujours été qu'un joueur de tennis. Plus jeune, il s'est essayé au handball et au basket-ball, une discipline qu'il a pratiquée "pendant un an ou deux", précise-t-il. Suiveur de la NBA, sans être un fanatique, il voue une admiration pour LeBron James, le quadragénaire des Los Angeles Lakers qui vient tout juste de franchir la barre mythique des 50 000 points marqués dans la Ligue nord-américaine. "J'aimerais tout savoir sur la manière dont il se prépare, ses entraînements, son état d'esprit… Ce qu'il fait est fascinant", confie le Limbourgeois d'origine.
Passionné de cuisine japonaise
En raison de son parcours professionnel, Zizou Bergs a énormément voyagé à travers le monde. Le Japon, et plus précisément Tokyo, qu'il a eu la chance de découvrir lors de ses années sur le circuit Challenger (la division 2 du tennis professionnel) lui a laissé des souvenirs impérissables. "Je suis vraiment impatient d'y retourner, de l'explorer davantage, aussi bien la culture que la gastronomie." Et pourquoi pas à l'occasion de l'ATP 500 qui se déroule chaque année au mois de septembre dans la capitale ?
Les friteries sont l'un des endroits que je préfère, c'est tellement typique de la Belgique.
Côté cuisine, le natif de Lommel est un grand amateur de gastronomie japonaise. "Je suis fan de katsu curry (NdlR : à base de viande panée et frite), et plus particulièrement du poulet katsu", avoue-t-il.
Ces plats font désormais partie intégrante de son quotidien. "Depuis que je vis seul à Anvers, je cuisine presque exclusivement japonais. Mon petit-déjeuner, par contre, est plus classique : il se compose principalement d'œufs. J'adore aussi me rendre à la boulangerie. J'habite à une minute à pied de la meilleure de la ville. C'est l'un de mes petits plaisirs du dimanche."
Zizou n'en oublie pas pour autant ses racines belges, et ses célèbres friteries qu'il décrit comme des lieux emblématiques. "C'est comme un snack-bar, et c'est irréel, s'amuse-t-il. On y trouve principalement des frites mais ils proposent tellement de choses différentes que les gens ne connaissent pas. C'est l'un des endroits que je préfère, tellement typique de la Belgique."
Déjà occupé par sa reconversion
Aux côtés de Kimmer Coppejans (ATP 327), le protégé de Kristof Vliegen figurait parmi les quinze premiers joueurs professionnels à rejoindre l'ATP Player Mentoring Programme. Lancé la saison dernière en marge de Wimbledon, ce programme offre à ses participants la possibilité d'apprendre auprès d'experts dans les domaines qui les intéressent, afin de se préparer à une reconversion professionnelle. Zizou Bergs a ainsi pu compter sur le soutien de Sachin Dev Duggal, un entrepreneur britannique spécialisé dans les technologies informatiques et l'intelligence artificielle.
"Je suis quelqu'un de naturellement curieux, et je pense qu'il est important pour moi de me développer sur le terrain, mais aussi en dehors. Avoir la chance de faire partie du programme de mentorat, c'est une opportunité unique" détaille Zizou. C'est dans ma culture, grâce à mon père et à mon grand-père qui ont toujours été impliqués dans le business et le sport, surtout le tennis. Ce serait dommage de ne pas saisir cette occasion."
Engagé dans des projets solidaires
Zizou Bergs s'est aussi engagé dans des projets solidaires. Comme celui qu'il a lancé dès 2015 au Burundi, où il a convaincu son équipementier Yonex de l'accompagner. Chaque année, il envoie des vêtements et des raquettes aux jeunes du pays. Cette action a pris forme après une visite en Afrique, lors de son passage sur le circuit junior, à l'âge de 15 ans. "Si tu vois comment ils vivent là-bas et à quel point ils sont reconnaissants pour de simples petites choses, c'est marquant. Depuis, nous envoyons beaucoup de matériel là-bas."
Il soutient également les initiatives mises sur pied par Jean-François Lenvain, et notamment l'opération 'Tous à bord' à laquelle il a contribué financièrement via le Carbon Tracker (voir ailleurs). "Lorsque nous le pouvons, nous nous rendons à ces événements, qui sont ouverts à tous, quels que soient ton origine ou handicap, qui encouragent l'implication dans le sport."

Pour Zizou, ces engagements font partie de sa philosophie de vie. "C'est ainsi que je perçois l'importance de donner et de recevoir. J'ai beaucoup reçu de la Belgique, notamment de la Fédération flamande de tennis. À un moment, c'est à toi de redonner quand tu en as la chance, que ce soit en jouant la Coupe Davis ou sur le circuit ATP pour rendre les Belges fiers. Mais cela passe aussi par des actions concrètes, comme avec le Carbon Tracker, où j'ai choisi de soutenir la Fédération, qui aide à construire des terrains de tennis et à faciliter l'accès au sport pour ceux qui n'ont pas les ressources nécessaires."
Curieux, engagé et passionné, Zizou Bergs ne se résume pas à ses performances sur le court. Il construit sa carrière avec une ouverture d'esprit qui dépasse le cadre du tennis, entre découvertes culturelles, projets solidaires et ambitions pour l'avenir. Un digne ambassadeur du tennis belge.