Le président de la Fédération espagnole critiqué après son geste: "Un bisou innocent? Non, une agression sexuelle!"
L'image a fait le tour du monde : après la victoire de l'Espagne à la coupe du monde de football qui s'est déroulée ce week-end en Australie, le président de la Fédération du pays Luis Rubiales a manifesté sa joie en embrassant sur la bouche la joueuse Jenni Hermoso.
- Publié le 21-08-2023 à 20h25
- Mis à jour le 21-08-2023 à 21h37

Un geste que de nombreux internautes ont qualifié, à juste titre, d'agression sexuelle. Après la rencontre, la joueuse a en effet expliqué n'avoir "pas aimé" ce baiser forcé reçu de la part du dirigeant. De plus, le comportement de Luis Rubiales après la finale fait écho à d'autres affaires. Il est notamment suspecté d'avoir organisé des orgies avec l'argent de la Fédération espagnole.
Contrairement à ce qui a pu être dit, ce bisou n'a donc rien d'un geste d'affection partagé. Donatienne Portugaels, présidente du Mouvement pour l'Égalité entre les Femmes et les Hommes est formelle : embrasser une personne sur la bouche sans son consentement est pénalement répréhensible.
"Dans l'ancien code pénal, on qualifiait ce genre d'acte d'attentat à la pudeur. Embrasser une personne sans son consentement, c'est une agression sexuelle. D'un point de vue juridique, c'est juste en-dessous du viol", explique-t-elle. Toute la difficulté étant de prouver l'absence de consentement. "Pour les victimes, prouver qu'il n'y a pas eu de consentement est extrêmement difficile. Dans le nouveau code pénal, il revient à la victime de prouver d'agression sexuelle ou de viol qu'elle n'était pas consentante et que l'auteur avait l'intention de commettre une agression. Il ne suffit donc pas de prouver qu'il y a eu une agression. Ca renforce évidemment les difficultés des victimes à avoir gain de cause", déplore-t-elle.
