Le luxe de crier au bord du terrain
Un édito signé Nawal Bensalem.

- Publié le 25-10-2026 à 15h42
- Mis à jour le 25-10-2026 à 15h43

"Le pays n'a pas le luxe de pouvoir attendre". "Nous n'avons pas le luxe de chercher à plaire".
La première déclaration est signée Sammy Mahdi, président du CD&V. La seconde est de Maxime Prévot, ministre Engagés des Affaires étrangères. Les deux font référence au blocage politique autour du budget.
Mais Messieurs, vous avez tant l'un que l'autre le luxe de crier au bord du terrain. L'un se plaignant du frein mis par Vooruit dans les négociations, l'autre répétant que la situation financière de la Belgique est dramatique.
Dans les deux cas, les citoyens en sont bien conscients. Dans les deux cas, ils n'attendent pas de responsables politiques de votre niveau que vous hurliez au bord du terrain qu'il est urgent d'agir. Les citoyens n'ont pas le luxe de vous plaindre. Ils attendent que vous preniez aussi vos responsabilités au lieu de pointer celles des autres.
Précisons que vous n'avez pas l'exclusivité en la matière, vos autres partenaires de gouvernement n'hésitant pas à vous rejoindre dans les gradins dès qu'il s'agit de rejeter la faute sur les autres. Mais on vous attend sur le terrain Mesdames et Messieurs les politiques. Avec de vraies solutions pour enfin avancer et clôturer ce match du budget. On sait déjà que le score sera difficile à encaisser. Il est temps de conclure la partie et d'arrêter de jouer les prolongations à répétition !