"J'ai toujours largué mes mecs dignement, jamais par texto !": Isabelle Vitari ("Nos chers voisins") évoque la rupture à notre époque
La comédienne est à retrouver actuellement sur la scène du Centre Culturel d'Auderghem avec la pièce "Rupture à domicile".

- Publié le 06-11-2025 à 11h25

Visage connu de Nos chers voisins, série humoristique qui s'est arrêtée en 2017, Isabelle Vitari est actuellement sur la scène du Centre Culturel d'Auderghem avec Rupture à domicile, une pièce qui parle de la séparation mais avec énormément d'humour. Elle y incarne Gaëlle, une femme qui est sur le point de se faire larguer par son compagnon, Hippolite, par l'intermédiaire d'Eric, professionnel de la rupture à domicile qui, par le plus grand des hasards, n'est autre que son ex qu'elle a laissé il y a 7 ans sans explication. "À la lecture du scénario, j'ai trouvé que mon personnage était très féministe, explique Isabelle Vitari. Au début, elle est un peu dépassée par les événements. On se dit : "C'est quoi cette nunuche ?". Et, en fait, pas du tout, elle reprend le pouvoir petit à petit. Elle montre qu'elle est une femme de poigne."
Vous semblez collectionner les rôles de femme forte…
"Effectivement ! C'est clair que ça me plaît ! Et dans cette pièce, c'est ce qui m'a séduit."
Que pensez-vous de ce système de rupture par l'intermédiaire de quelqu'un ?
"Je pense que lâcheté face à la rupture, ça existe depuis les grottes ! (rires) Et, souvent, ce sont les hommes qui laissent pourrir et envenimer la situation pour ce que ce soit la femme qui parte. Employer quelqu'un pour rompre à notre place, ce n'est pas terrible, il faut l'avouer. Mais, c'est quand même moins pire que le "ghostage", c'est-à-dire de ne plus répondre aux messages du jour au lendemain comme si l'autre était une sorte de vieille chaussette. Ça, c'est violent ! Personnellement, j'ai toujours largué mes mecs dignement, jamais par texto ! Il faut se respecter et respecter la personne avec qui on a partagé sa vie et qu'on a aimée."
Que trouvez-vous au théâtre que vous ne retrouvez pas à l'écran ?
"Le théâtre, c'est presque un autre métier. En cinéma et en télé, on doit jouer plus petit car on est filmé en gros plan. Et moi qui suis très expansive, je dois prendre sur moi pour baisser mon énergie. Puis, pour l'écran, il n'y a pas vraiment de répétitions contrairement au théâtre où on travaille pendant des mois. Aussi, on raconte l'histoire du début à la fin et on a le résultat tout de suite, à savoir la chaleur et les rires du public."
Quel souvenir gardez-vous de la période "Nos chers voisins" ?
"C'était une période très heureuse parce que le casting était merveilleux. Chacun était parfaitement à sa place et avec la bonne énergie pour son rôle. Il y avait un côté troupe. Aujourd'hui, on est encore copains, on se voit tout le temps et personne n'a pris la grosse tête. On est resté dans notre bulle d'amour."
L'acteur Thierry Samitier, qui jouait Aymeric Dubernet-Carton dans Nos chers voisins, a récemment été condamné pour harcèlement sexuel et agressions sexuelles. Quel regard avez-vous sur ce qu'il s'est passé ?
"Ça s'est passé après l'arrêt de Nos chers voisins, on avait fini de tourner. On était chacun dans d'autres projets. Moi, je n'ai pas eu de problèmes avec lui. Je ne peux rien dire de plus à part que cette histoire est triste."
Comment avez-vous pris l'arrêt de Nos chers voisins ?
"Ça cartonnait donc c'était dommage. Mais, en même temps, ça continue à être diffusé donc les téléspectateurs peuvent toujours nous retrouver. Moi, je pense que j'avais fait le tour du personnage. Karine avait descendu ses poubelles et fait toutes ses tartes aux huîtres. (rires) Je n'aurais pas pu arrêter de moi-même parce que j'étais trop bien avec les copains. Je suis donc contente que quelqu'un l'ait fait pour moi."
Le stand-up, c'est fini pour vous ?
"Depuis toute petite, je fais des blagues. Je me suis toujours dit que j'étais sur terre pour faire rire les gens et leur apporter du bonheur. Pour le stand-up, je pense que j'ai déjà tout dit. Par contre, je vais mettre une scène une pièce drôle qui parle du deuil avec des comédiens exceptionnels. Prochainement, on me retrouvera également dans Enquête parallèle avec Florence Pernel."
"Rupture à domicile": du 4 au 9 novembre au Centre Culturel d'Auderghem. Infos et réservations sur www.ccauderghem.be.