Le policier liégeois acquitté pour un viol qu'il était soupçonné d'avoir commis sur une jeune fille rencontrée dans le Carré lors d'une patrouille
Le tribunal a uniquement retenu une atteinte à l'intégrité sexuelle sur une ancienne compagne et a accordé une mesure de clémence au policier.
- Publié le 03-06-2026 à 13h31

Christophe, un policier Liégeois âgé de 37 ans a bénéficié d'un acquittement devant le tribunal correctionnel de Liège concernant des faits de viol sur une jeune femme rencontrée dans le carré et a bénéficié d'une suspension du prononcé pour une atteinte à l'intégrité sexuelle sur une ancienne compagne.
Lors d'une précédente audience, le parquet avait requis une peine de 15 mois de prison avec sursis probatoire et une interdiction de certains droits, notamment d'être policier.
Le 31 mai 2023, l'homme réalisait une patrouille avec ses collègues dans le Carré de Liège lorsqu'il a croisé la route de deux jeunes filles qui fêtaient la fin des examens. Le policier et son collègue ont décidé de retourner sur place lorsqu'ils ont terminé leur service vers deux heures du matin.
Cela faisait plusieurs heures que les jeunes filles consommaient de l'alcool. Elles ont rejoint les policiers et ont encore bu de l'alcool en leur compagnie. Alors que son collègue est reparti, Christophe a ramené une jeune fille au sein du logement que cette dernière avait loué.
La jeune fille a expliqué qu'elle était complètement inerte et s'est réveillée alors que le policier lui imposait une relation sexuelle. Elle lui aurait signifié qu'il lui faisait mal. Mais selon l'homme, ils ont entretenu une relation consentie.
Selon le policier, rien n'indiquait que la jeune femme n'était pas en état de consentir. "Elle était déçue parce que je ne voulais pas rester dormir. À sa demande, je lui ai donné mon Instagram. Je suis parti et nous nous sommes quittés en excellent terme. Elle m'a envoyé un message. Le surlendemain, quand j'ai voulu l'ouvrir, elle l'avait supprimé et m'avait bloqué."
Outrepassé le consentement
Le tribunal a estimé qu'il existait un doute quant au consentement de la jeune fille, mais aussi de son état second au moment des faits, notamment suite aux messages échangés avec une de ses amies.
Le policier devait répondre d'avoir commis une autre scène d'atteinte à l'intégrité sur une ancienne compagne le 21 septembre 2024.
Cette dernière lui avait précédemment envoyé un message dans lequel elle lui précisait qu'elle refusait d'entretenir une relation sexuelle.
"Je suis allé chez elle et nous nous sommes embrassés. La température est montée. Elle m'a demandé d'arrêter. Nous avons passé la nuit ensemble. Le matin, il y a eu un rapprochement."
Le tribunal a estimé que le policier avait outrepassé le consentement de son ex-compagne.
Du côté de la défense, Me Louise Demblon qui intervient aux côtés de Me Lecuyer avait plaidé des acquittements. Le tribunal a suivi sa plaidoirie concernant les faits qui se sont déroulés à la suite de la rencontre dans le carré.
Me Demblon s'est félicitée de ce jugement. "Je suis complètement satisfaite de ce résultat", explique Me Demblon.