Une bagarre entre deux hommes éclate à Ath après une altercation dans un café : "Une fois dehors, j'ai perdu le contrôle"
Les deux prévenus, également parties civiles, se rejettent en partie la responsabilité des violences. L'un d'eux a depuis entamé une cure pour ses problèmes d'alcool.
- Publié le 20-10-2026 à 13h01

Ils sont à la fois prévenus et parties civiles. Tony et Marco (prénoms d'emprunt) s'étaient battus à Ath le 17 février 2026. Tout avait commencé dans un bistrot.
"Il y a eu une altercation dans ce café, confirme Tony, 48 ans. Il s'amusait à me serrer la main et à m'insulter. Je lui ai mis une gifle et j'ai été mis dehors. J'ai voulu aller reprendre mon train et il m'a suivi jusqu'à la gare. Il est venu me choper près du train."
Marco (37 ans) souligne que Tony ennuyait les gens au bar. "Je ne voulais plus discuter et je lui ai fait savoir. Il m'a frappé. Une fois dehors, j'ai perdu le contrôle. Je suis allé le retrouver à la gare et on s'est battu. Il était à terre et j'ai pris son portable pour appeler les secours. Je suis ensuite parti. J'ai un problème avec l'alcool et j'ai entamé une cure."
Qui a commencé ?
Le ministère public a fait remarquer qu'un café devait être avant tout un lieu de convivialité mais qu'avec l'alcool, le climat dégénérait parfois. "Qui a commencé ? Ils ont tous les deux un casier bien documenté. Un témoin les a vus à la gare. Je vous demande une application de la loi en tenant compte de leurs antécédents."
L'avocat de Tony a sollicité le sursis ou une peine de travail. "Mon client reconnaît avoir mis une claque."
La défense de Marco admet que son client a eu une réaction disproportionnée due à la consommation d'alcool. "Il a deux personnalités selon qu'il a bu ou non. Il est lucide par rapport à son passé et a entamé une cure en milieu hospitalier. Mon client a toujours été actif. Nous sollicitons le sursis probatoire."
Jugement le 19 novembre.