Moto GP: duel à Motegi entre Bagnaia et Quartararo
Avec seulement dix points d'écart en tête du championnat, Bagnaia et Quartararo sont désormais face à face.
- Publié le 24-09-2022 à 08h05

Cette fois on y est, Bagnaia et Quartararo vont s'affronter directement pour le gain du titre mondial. Suite à sa chute, provoquée par Marc Marquez, à Aragon, tandis que Bagnaia terminait deuxième, Fabio Quartararo a vu fondre son avance de 30 à 10 points en l'espace d'un seul Grand Prix. Une perte brutale, en faveur de l'Italien, qui remonte en flèche depuis la fin juin avec un gain de 120 points contre seulement 39 pour le Français lors des cinq dernières épreuves alors qu'il n'en reste plus que cinq.
Le duel au Japon vaudra donc cher avec soit le pilote Yamaha qui retrouve les premiers rangs et parvient à conserver, voire augmenter son avance, soit le pilote Ducati qui prend la tête du championnat, ou s'en rapproche très fortement. Une bagarre à laquelle Aleix Espargaro, à 17 points, pourrait aussi se mêler.
Face à l'enjeu, Quartararo n'entend pas changer son approche. "On veut tous les trois le championnat, avec seulement 17 points entre nous. On va se pousser chacun dans nos retranchements et je pense que c'est bien. J'essaie toujours de donner le maximum", assure le pilote Yamaha. "C'est une leçon que j'ai tirée de 2020. Depuis le début de la saison, je donne déjà 100 % à chaque course, donc ça ne va pas changer pour les cinq derniers Grands Prix."
Pecco Bagnaia reste lui aussi sur sa ligne. "Cette piste est très bonne pour nous, normalement nous sommes la moto à battre, explique le pilote Ducati. Mais en Autriche, où notre moto est la plus rapide, on a vu que Fabio pouvait aller aussi vite que nous, donc il va falloir prendre les bonnes décisions. En ce moment, je ne pense pas trop au championnat parce que cinq courses, c'est encore beaucoup. Mais je vais faire mon travail et essayer d'être compétitif."
Unique stratégie donc : la grosse attaque. Quant aux consignes éventuelles chez Ducati pour protéger Bagnaia, l'Italien dit préférer gagner tout seul et non pas parce qu'on l'a laissé passer.