Sans Nina Derwael et Lisa Vaelen, notre équipe nationale féminine de gymnastique fera face à une mission "encore plus difficile" aux Mondiaux d'Anvers
Le double forfait acté ce week-end risque de peser lourd lors de la qualification pour les JO, d'autant que Brassart est également blessée.
- Publié le 11-09-2023 à 07h03

À trois semaines de l'ouverture des championnats du monde d'Anvers, les mauvaises nouvelles s'accumulent pour l'équipe nationale féminine de gymnastique. Vendredi, à l'entraînement, sa n°1 Nina Derwael s'est à nouveau déboîté l'épaule, complètement cette fois.
La championne olympique et double championne du monde des barres asymétriques, qui avait déjà été victime d'une subluxation en mars dernier avant d'entamer une longue revalidation, doit déclarer forfait pour ces Mondiaux à domicile.
"C'est un rêve d'enfant qui s'écroule et c'est difficile à accepter", a communiqué la Trudonnaire.
Une autre absence pèsera lourd dans les rangs belges, celle de Lisa Vaelen, la figure montante de l'équipe, qui a malheureusement contracté la mononucléose.
"C'est évidemment une grande déception. Nous préparions ces Mondiaux depuis des mois avec les autres gymnastes et il est vraiment dommage que je doive manquer ce rendez-vous", indique notre médaillée de bronze européenne en saut.

Quant à Maëllyse Brassart, elle souffre d'une entorse de la cheville et n'a pas participé au match international entre la Belgique, la Suède et l'Espagne organisé ce samedi à Gand.
On ne peut pas entamer la compétition en se disant qu'on n'a aucune chance.
Ajoutez à cela le fait que Noémie Louon, qui s'est déchiré les ligaments croisés l'an dernier, n'est pas encore rétablie et vous constaterez que le tableau est plutôt noir. Et que la qualification olympique pour Paris 2024 (un top 12 mondial est demandé) avec cette équipe qui fut finaliste aux JO de Tokyo (8e) sera encore plus difficile à atteindre.
"Nous verrons bien jusqu'où peut arriver ce groupe de très jeunes gymnastes, à qui nous avons dit que c'était une occasion unique pour elles de participer à des Mondiaux en Belgique, devant leur public, et une chance de montrer le niveau le plus élevé qu'elles peuvent atteindre, explique la coach, Marjorie Heuls. Sans Nina et Lisa, nos chances de qualification diminuent mais même avec elles, il n'y avait aucune garantie. Ce sera encore plus difficile, c'est logique. On ne peut cependant pas entamer la compétition en se disant qu'on n'a aucune chance."
La Française est aussi revenue sur les circonstances de cette nouvelle blessure de Nina Derwael.
"C'est la même épaule qu'en mars et c'est arrivé de la même manière, lors de sa sortie aux barres, détaille-t-elle. La semaine passée, lors d'un stage en Allemagne, elle avait signé une bonne prestation, elle était dans les temps. Et elle s'entraînait déjà sur les quatre agrès. Elle se sentait de mieux en mieux et c'est ce qui rend sa déception plus grande encore."
Difficile de dire dans l'immédiat ce qu'il adviendra de la suite de la carrière de la médaillée d'or de Tokyo 2021.
"Elle va passer rapidement des examens auprès d'un spécialiste. En fonction de l'état de son épaule, on verra de quelles options on dispose. Mais Nina est une athlète exceptionnelle et elle est toujours motivée. Si elle veut continuer, on sera toujours là pour la soutenir."