Elza, 12 ans, renvoyée de son école à cause de collants "trop transparents" !
La secrétaire d'État à l'Égalité des genres réclame la fin des "règlements sexistes".
- Publié le 07-06-2021 à 19h08
- Mis à jour le 08-06-2021 à 07h37

Elza, 12 ans, a été renvoyée de son école en raison d'une tenue jugée trop provocante. Sa maman, furieuse, a raconté son histoire à nos confrères du Ligueur. "Elza portait un short et des collants noirs jugés pas assez opaques. On ne lui a donné aucune explication. On l'a renvoyée comme ça. Elle est revenue, elle s'est changée, elle a enfilé un legging et elle est repartie. Et au moment où je vous parle, je ne comprends pas moi-même ce qu'il s'est passé", explique-t-elle.
Avec le retour de la chaleur, les témoignages de ce type se multiplient : jupe ou top jugé trop court, collants pas assez opaques, décolleté trop plongeant ou short au lieu d'un pantalon… Les tenues des élèves sont passées au peigne fin.
"De la transparence d'un collant à l'épaule découverte, les règlements d'ordre intérieur des écoles secondaires sont souvent farfelus mais surtout sexistes", déplore la secrétaire d'État à l'Égalité des genres Sarah Schlitz (Ecolo). "Les règlements qui font une différence entre la tenue des garçons et des filles renforcent la binarité et la pression à une période où les élèves sont en recherche, découvrent leurs corps et changent énormément. La question de la tenue vestimentaire doit être traitée avec empathie et délicatesse", déclare-t-elle.
Sarah Schlitz appelle par ailleurs les écoles à appliquer dans leur règlement d'ordre intérieur les règles en vigueur en matière de non-discrimination. "Il est important de revoir les règlements avec des balises non genrées et non discriminatoires. Ça peut aussi être l'occasion de mener un travail pédagogique autour de la question de l'habillement. Il est, par exemple, inacceptable que des R.O.I. indiquent encore que les filles n'ont pas le droit de porter de minijupe pour éviter de distraire les garçons."
Dans certaines écoles, des garçons ont montré leur solidarité avec les filles en venant vêtus de tops courts ou de jupes. C'est le cas des élèves de sixième année de l'école Saint-Pierre de Gand qui ont protesté contre les codes vestimentaires de leur école qu'ils estiment d'un autre temps. Selon eux, les garçons devraient en effet être autorisés à porter une jupe et du vernis à ongles, tandis que les filles devraient pouvoir porter une cravate.
